Journée mondiale de la physiothérapie: bouger plus pour mieux vieillir
Lundi 8 septembre marquera la Journée mondiale de la physiothérapie. Cette année, l’accent sera mis sur l’activité physique comme levier d’un vieillissement en santé.
Mathilde Mangin, présidente de PhysioGenève, insiste sur le sujet: «Vieillir en santé, c’est le challenge de notre temps.» La prévention des chutes en est un axe majeur. «Une fracture immobilise et, chez les personnes âgées, entraîne un déconditionnement physique voire parfois une nouvelle chute. Sans oublier l’impact psychologique, avec ce qu’on appelle le syndrome de la peur de chuter.»
Pour y répondre, les physiothérapeutes travaillent la force, l’endurance, mais aussi l’oreille interne et la confiance en soi. «Ce n’est pas juste marcher dehors, il faut mettre de la résistance, entraîner l’équilibre et rassurer sur le mouvement.»
Le message vaut pour tous les âges. «Un enfant bouge naturellement, mais à l’âge adulte, on perd en activité et donc en équilibre. Moins on s’entraîne, plus le risque de chute augmente avec les années.»
La prévention franchit d’ailleurs un pas sur le plan légal: dès juillet, la prise en charge des chutes figure dans l’OPAS, l’ordonnance fédérale qui définit les prestations remboursées par l’assurance maladie. «C’est la première fois que la prévention est reconnue dans ce texte de 1995. Un signal fort, même si tout reste à construire.»
En marge de la Journée mondiale, les Genevois pourront tester leur équilibre mardi aux Vernets, avant le match du GSHC. Parcours de marche, exercices de renforcement et ateliers ludiques seront proposés dans le hall de la patinoire. «On croit souvent avoir un super équilibre, mais les tests réservent des surprises», sourit Mathilde Mangin.