Genève

L’UDC dégaine son projet de loi pour faciliter la climatisation

14.07.2026 18h07 Rédaction

andersen

L’UDC genevoise dévoile sur Léman Bleu son «plan clim», soumis prochainement au Grand Conseil, pour faciliter l’installation de systèmes de climatisation. Le député Michael Andersen affirme vouloir répondre à un enjeu de santé publique, sans pour autant libéraliser totalement ces équipements.

La climatisation revient sur la table du Grand Conseil. L’UDC prépare un projet de loi destiné à assouplir les conditions d’installation des systèmes fixes dans le canton. «Le souhait n’est pas de complètement libéraliser ces installations, mais de les flexibiliser», explique Michael Andersen. Le député UDC estime que les règles actuelles ne permettent pas de répondre suffisamment rapidement aux épisodes de fortes chaleurs.

Le texte prévoit notamment de présumer le besoin de climatisation dans les établissements médicaux, les EMS et les bâtiments de l’instruction publique. Michael Andersen juge «absolument scandaleux» que des installations aient dues être retirées dans certains établissements médico-sociaux, car non-autorisées.

Il évoque également la fermeture d’écoles lors des journées les plus chaudes et les températures enregistrées dans certains hôpitaux. «Aujourd’hui, on fait face à un réel enjeu de santé publique», insiste-t-il.

Obligatoirement alimentés à l'énergie renouvelable

Pour les particuliers, l’UDC ne propose pas une libéralisation complète. Les installations fixes de plus de 7kW thermiques resteraient soumises à une autorisation. Par ailleurs, les propriétaires devraient garantir être alimentés à l'énergie renouvelable, par exemple, en souscrivant à une offre d’électricité Vitale Vert auprès des Services industriels de Genève et en installant un compteur spécifique. «Le but, c’est aussi d’installer ces compteurs, de conserver les données pendant cinq ans et de suivre toute cette consommation», précise Michael Andersen.

Le député critique par ailleurs les climatiseurs mobiles, qu’il juge «extrêmement énergivores» et peu efficaces. «On doit souvent laisser les fenêtres ouvertes pour pouvoir extraire l’air chaud», relève-t-il. Selon lui, un cadre plus souple permettrait aussi de mieux contrôler les installations existantes, y compris les climatiseurs «pirates» posés sans autorisation.

«La santé publique doit primer»

Michael Andersen assume de placer la protection de la santé avant les effets environnementaux de la climatisation. «La santé publique doit aujourd’hui primer», répète-t-il.

Il affirme que la climatisation ou le refroidissement des bâtiments peut réduire la mortalité lors des fortes chaleurs. «La climatisation a clairement un effet positif sur la mortalité en période de très forte chaleur», soutient le député.

Il reconnaît toutefois que cette solution doit accompagner d’autres mesures, comme la rénovation des bâtiments et la lutte contre les îlots de chaleur. «Les rénovations ne vont pas assez vite», estime-t-il. Le projet de loi devrait être renvoyé en commission après la rentrée parlementaire. Michael Andersen espère un traitement rapide par la commission de l’énergie.

«Lorsqu’il reviendra à l’ordre du jour, on demandera l’urgence», annonce-t-il. Son objectif est une entrée en vigueur aussi rapide que possible, idéalement avant l’été prochain.