Genève

L'accès à une contraception gratuite en votation à Genève

25.08.2026 13h46 ATS

L'accès à une contraception gratuite en votation à Genève

A Genève, l'initiative du PS "Pour une contraception gratuite" sera en votation le 27 septembre. Le texte pose des questions de santé publique mais aussi d'égalité sociale et de genre (archives).

Photo: KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

A Genève, l'initiative du PS "Pour une contraception gratuite" sera en votation le 27 septembre. Alors que le coût et la responsabilité reposent essentiellement sur les épaules des femmes, le texte pose des questions de santé publique mais aussi d'égalité.

«En Suisse, toutes les femmes ne peuvent pas accéder à la contraction sur un pied d'égalité à cause du coût. Il en va de même des hommes, pour qui le préservatif est le moyen le plus utilisé. A Genève, un quart de la population renonce aux soins pour des raisons financières, et donc d'abord à la prévention», a déclaré mardi devant les médias Jacklean Kalibala, députée socialiste et médecin.

«Le prix de la contraception impacte le quotidien des femmes qui préfèrent les moyens à long terme, comme le stérilet ou l'implant, à la pilule. Or ce sont ceux qui coûtent le plus cher», a précisé Geneviève Preti, conseillère en santé sexuelle. Et de relever que le prix est «un frein entre la contraception souhaitée et celle qui est mise en place».

Pour Iren Neeranzona Khan, des Jeunes Vert-e-s, la gratuité doit justement permettre «de garantir à chaque femme la méthode qui lui convient et de prévenir les grossesses non désirées ainsi que les infections sexuellement transmissibles». Car elle a un autre avantage: elle fait que les gens viennent chercher l'information, selon Mme Preti.

Plus d'égalité

La prise en charge, par le canton, des frais liés à la contraception vise ainsi un accès universel à la santé sexuelle et reproductive. Alors que Genève a le taux le plus élevé d'interruptions volontaires de grossesse en Suisse, Laetitia Ammon, sage-femme, sociologue et membre des Femmes du Centre, met en avant les coûts psycho-sociaux d'une IVG ou d'une grossesse non planifiée dans un canton cher.

Pour les partisans de l'initiative, la gratuité est aussi une question d'égalité sociale et de genre. Comme l'a souligné Iris Gamond, secrétaire syndicale chez Unia, «la contraception est une responsabilité partagée, son coût doit l'être aussi».