L'éloquence célébrée au Palais de justice
Quinze jeunes avocates et avocats se sont affrontés samedi au Palais de justice pour célébrer l’éloquence. Chaque année, le concours Michel Nançoz révèle de nouveaux talents. Des thèmes variés tirés au hasard et plaidés devant les ténors du barreau.
Un concours qui fonce vers la cinquantaine, et qui séduit chaque année de plus en plus de candidats. 27 inscrits pour 15 retenus, sujets sérieux ou décalés, tirés au sort, comme défendre le patron de Nestlé, Orphée, ou plaider pour que Franck Ribéry entre à l'Académie française.
Solidité des arguments, rhétorique, originalité, humour, la parole dans tous ses états pour séduire et convaincre. «Il faut que la parole porte, qu'elle persuade, c'est ce que l'on essaye de faire tous les jours, mais aujourd'hui de façon plus ludique» explique Maitre Yaël Hayat, présidente du jury.
Maitrise de la voix, du corps, gestion du stress, interaction avec le public, d’Orphée à Franck Ribéry, grand écart entre la mythologie et le réel, mais toujours un seul objectif : émouvoir.
Le public est conquis, e jury aussi à l'image de Maitre Marc Bonnant «c'étaient de bons plaideurs, drôles, ne riant pas de leur propre drôlerie, j'ai eu beaucoup de bonheur», ou encore de Maitre Jacqueline Laffont, invitée d'honneur «Chacun dans leur style ont été d'un niveau remarquable, très fière de voir un jeune barreau encore passionné par l'éloquence, avec tant de vitalité, ça me fait du bien d'entendre ça».
Les lauréats seront désignés dans quelques jours lors du banquet de l’Ordre des avocats.