G7

La manif anti-G7 vire au clash avec la police

15.06.2026 17h14 Gilles MIELOT

redac

La manifestation contre le G7 hier à Genève a rapidement viré au clash avec la police. 20 000 manifestants selon les forces de l’ordre, 30 000 selon les organisateurs. Parmi eux, près de 600 black-blocks selon la police qui ont réussi à commettre plusieurs déprédations le long du cortège. La manifestation a été dissoute vers 18h. Plusieurs interpellations ont eu lieu. 

Dès midi plusieurs manifestants convergent vers le parc Mon-Repos. Beaucoup arrivent depuis la gare Cornavin. La police procède déjà à des contrôles et à des fouilles. Les premières saisies ont lieu juste avant le départ du cortège. Couteaux, haches, engins pyrotechniques, boules de pétanque. La manifestation s’élance comme prévu à 15h15. Ils sont entre 20 000 et 30 000 selon les comptages de la police et des organisateurs. Le défilé sur le quai Wilson s’étire.

A la première bifurcation à la rue des Alpes, les premières provocations, verbales avec la police qui barre l’accès au pont du Mont-Blanc. C’est quelques mètres plus haut que les premières dégradations ont lieu. Une banque en fait les frais. Sur la place Dorcière les casseurs mettent le feu à une Tesla. La police reste à distance, et la sécurité de la manifestation a du mal à contenir les curieux. Les pompiers finissent par circonscrire le sinistre qui s’est propagé aux vélos garés à proximité, mais sans toucher la façade de l’immeuble adjacent. 

Les premières échauffourées avec la police ont lieu vers le quai neuf, juste derrière la gare. Jets de projectiles contre gaz lacrymogène. Plus haut, nouveaux débordements, des casseurs tentent de mettre le feu à des poubelles, certains manifestants s’interposent. La tension avec les forces de l’ordre monte en intensité alors que la fin de parcours est proche. Le passage vers les institutions internationales est tendu. Là aussi, de la casse.

Mais c’est dans l’avenue de France avec le parc Mon-Repos en ligne de mire qui marque la fin du cortège que le bouquet final aura lieu. La police resserre les rangs, décide de dissoudre officiellement la manifestation vers 18h. Point statique, et début de multiples confrontations entre les black blocs, jets de projectiles, tirs de mortiers, fumigènes, réponse lacrymogène des forces de l’ordre et tirs de balles en caoutchouc.

Après deux heures de face à face tendu, la police charge avec les camions pompes. La rue de Lausanne témoigne de la violence de la confrontation. Les manifestants quittent majoritairement la Perle du Lac, mais quelques-uns résistent encore pris en étau par la police. Ils passeront ensuite de longues heures, retenus dans une nasse jusqu’au milieu de la nuit.