La qualification de la Suisse embrase les terrasses genevoises
Privés de fan zone au centre-ville, les supporters suisses ont trouvé d'autres points de ralliement mardi soir à Genève. Terrasses bondées, quais noirs de monde et écrans improvisés: la qualification de la Suisse pour les quarts de finale de la Coupe du monde a fait vibrer la ville jusque tard dans la nuit.
Lorsque Ruben Vargas marque son penalty face à la Colombie, l'attente laisse place à une immense explosion de joie. Cris, applaudissements et embrassades envahissent les terrasses genevoises.
La Suisse vient de décrocher sa place en quarts de finale de la Coupe du monde, une performance qui n'était plus arrivée depuis 72 ans.
Les quais du Rhône transformés en tribunes
Faute de fan zone officielle au centre-ville, les supporters se sont massivement rabattus sur les cafés, bars et restaurants diffusant la rencontre.
Les terrasses affichent complet bien avant le coup d'envoi. Au bord du Rhône, des dizaines de personnes restent debout derrière les tables, espérant apercevoir l'écran géant installé par la buvette Concrète.
Pour beaucoup, la visibilité est loin d'être idéale: «On ne voit rien… mais on est tous ensemble» note une supportrice venue suivre le match avec des amies. L'essentiel est ailleurs: partager ce moment historique.
Téléphones, ordinateurs… et système D
Ceux qui ne distinguent pas l'écran tentent de suivre la rencontre sur leur téléphone portable. Encore faut-il réussir à se connecter. Certains dégainent même leur ordinateur portable, sans davantage de succès : «Il y a trop de monde, ça ne capte pas» déplore un fan de la Colombie.
Face à la saturation du réseau, chacun développe sa stratégie. Les plus enthousiastes se contentent de suivre les réactions de la foule: «Dès qu'on entend quelqu'un crier, on crie aussi» rigolent deux copains.
D'autres préfèrent s'éloigner légèrement pour retrouver un peu de réseau: «Il ne faut pas être trop près de la foule, et là ça fonctionne» explique une jeune supportrice de la Suisse.
Une ambiance de fan zone improvisée
À mesure que le match avance, les quais prennent des airs de fan zone improvisée.
Klaxons, moteurs rugissants et quelques engins pyrotechniques accompagnent les célébrations après le coup de sifflet final. L'ambiance se prolonge jusque tard dans la nuit.
L'absence de fan zone impacte particulièrement les plus jeunes supporters.
Les adultes ont pu suivre la rencontre depuis les terrasses des établissements, tandis que de nombreux adolescents se sont massés derrière les barrières ou autour des écrans, sans toujours pouvoir profiter pleinement du spectacle.
Mardi soir, Genève a une nouvelle fois démontré que, même sans dispositif officiel, l'envie de vivre les grands rendez-vous sportifs collectivement reste intacte.