Genève

Le Centre veut ressusciter l’Entente, le PLR reste inflexible

20.10.2025 17h39 Denis PALMA

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Après la confortable victoire de Nicolas Walder hier, Le Centre appelle à raviver la vieille alliance du camp bourgeois avec le PLR et les Vert’libéraux. Mais le dialogue est compliqué : le PLR campe sur sa grande alliance avec l’UDC. La droite genevoise, plus que jamais, cherche son équilibre. 

L’Entente, la bonne vieille alliance du camp bourgeois. Le Centre rêve aujourd’hui de la voir renaître, aux côtés des Vert’libéraux et du PLR.

« Je ne peux que regretter l’Entente, confie Philippe Rochetin, président du Centre. Je pense qu’un candidat de l’Entente aurait battu Nicolas Walder hier. 

Main tendue 

Pour lui, la défaite de la droite est claire :  c’est la faute du PLR et de sa stratégie de grande alliance avec l’UDC. « Leur soutien a l’UDC dès le premier tour a affaibli la droite libérale », estime le président centriste qui appelle les libéraux-radicaux à se repositionner :
« Le PLR doit choisir : reconduire cette alliance avec l’UDC ou revenir à l’Entente élargie avec les Vert’libéraux. On leur tend la main. »

Le PLR «droit dans ses bottes »

Une main tendue… que le PLR ne saisit pas.
Pour Pierre Nicollier, président du parti, pas question de changer de cap :
« Nous restons droits dans nos bottes. Nous avons soutenu une alliance programmatique en 2023 et nous nous y tiendrons jusqu’à la fin de la législature. »

Et d’ajouter un pique à ses anciens partenaires : « Le Centre fait volte-face chaque année : 2023, 2024, 2025… on se demande ce que sera 2026. Le parti est déchiré entre son centre urbain et son centre des campagnes. »

Le bloc de droite dans le brouillard  

Le souhait d’un retour de l’Entente n’est pas nouveau.
Au printemps déjà, Le Centre appelait à reformer l’alliance bourgeoise traditionnelle pour contrer la gauche en ville de Genève. Une proposition alors sèchement refusée par le PLR, resté fidèle à sa grande alliance avec l’UDC.

Pendant ce temps, l’UDC trace sa route.
Le parti agrarien a déjà annoncé vouloir briguer, en 2028, le siège de la centriste Delphine Bachmann au Conseil d’État.