Genève

Le Maire d'Annemasse réclame des renforts policiers face au narcotrafic

21.09.2026 19h23 Rédaction

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Deux semaines après la mort par balles d’un jeune homme de 25 ans dans le quartier du Perrier, le maire d’Annemasse Gabriel Doublet tire la sonnette d’alarme et réclame davantage de moyens policiers à l’État. L’élu assure que la commune entend elle aussi renforcer son dispositif.

Le choc reste vif dans le quartier du Perrier. Dans la nuit du 6 au 7 septembre, un jeune homme de 25 ans a été tué par balles. Une enquête pour homicide volontaire en bande organisée a été ouverte. Quelques jours plus tard, une vidéo montrant plusieurs hommes cagoulés et lourdement armés a encore renforcé l’inquiétude dans le quartier.

«Ça a été un choc énorme. Un jeune homme de 25 ans qui meurt dans ces conditions-là, c'est affreux, c'est inacceptable», réagit  le Maire d’Annemasse Gabriel Doublet. Face au constat d’une «montée de la violence sur le territoire», il reconnaît l’inquiétude d’une partie de la population: «Les habitants ont peur et veulent des réponses.»

La délinquance «en expansion»

Gabriel Doublet tient toutefois à ne pas réduire le Perrier à la question du trafic de drogue. «L'endroit où nous sommes, c'est un lieu vivant, c'est un très beau quartier. Il y a plein de services publics, il y a un centre commercial, plein d'associations», insiste-t-il. Mais, reconnaît le maire, «aujourd'hui, ce qui nous préoccupe, c'est cette question sécuritaire».

Face à la situation, Gabriel Doublet réclame à l’État «des moyens vraiment importants, supplémentaires et pérennes». «On voit bien que la grande délinquance sur ce territoire est en expansion. Les chiffres sont mauvais», affirme-t-il. Selon lui, le contexte transfrontalier et le pouvoir d'achat élevé dans la région participent également au phénomène.

Agir en attendant l'aide de Paris

Le maire dit placer des espoirs dans l'arrivée du nouveau préfet, récemment nommé. Son premier déplacement dans le département a notamment eu lieu à Annemasse et à Gaillard. Gabriel Doublet y voit le signe d'une prise en compte des problèmes rencontrés localement. «Sur les questions sécuritaires, je pense qu'on sera entendus», avance-t-il, sans pouvoir annoncer à ce stade de nouveaux effectifs ou un calendrier.

La Ville affirme de son côté ne pas vouloir attendre uniquement une réponse de Paris. «On a fait le choix aussi de faire travailler notre police municipale la nuit, y compris ce qu'on appelle la nuit profonde, donc jusqu'à 5h00 du matin», explique Gabriel Doublet. La commune vient également, selon lui, de lancer le recrutement de 13 policiers municipaux supplémentaires.

«C'est aux côtés de l'État qu'on agit», résume le maire. «On n'attend pas que l'action de l'État, il faut qu'on agisse nous aussi en tant que communes.» Les intentions sont posées, reste à voir à quel horizon elles pourront être concrétisées.