Genève

Le marathon de Genève séduit les moins de 30 ans

29.04.2025 17h12 Denis PALMA

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Record battu pour le Marathon de Genève. Jamais autant de coureurs ne s’y étaient inscrits. Et parmi eux, une vague inattendue : les 20-30 ans affluent en nombre. En cinq ans, la moyenne d’âge est passée de 41 à 38 ans. Longtemps réservé aux vétérans, le marathon devient une affaire de jeunes.

Parmi eux, Romain Immele, 24 ans. Pour la quatrième fois, le Genevois s’aligne sur la distance reine des 42,195km. Et cette année, il vise un chrono de 3h10 à l’arrivée sur le pont du Mont-Blanc.

Le déclic pendant le COVID

À la base, Romain est un footeux. Le running, il l’a découvert par hasard, au plus fort de la pandémie. «On était tous enfermés à la maison, avec des restrictions. Comme tout jeune de 18-20 ans, j’avais besoin de bouger. J’ai commencé à courir, à aller dans la campagne. C’est là que je suis tombé amoureux de la course à pied.»

Petit à petit, il s’inscrit à des courses plus longues. Jusqu’à viser le marathon. «Il y a plein de moments dans un marathon où on ne prend pas de plaisir. On souffre, on se demande ce qu’on fait là. Mais on sait qu’on s’est préparé pour ça. C’est ce moment-là, ce doute, cette douleur, qui nous fait aimer cette distance. C’est un défi immense.»

Courir, partager, progresser

Étudiant en sciences du sport, Romain s’entraîne souvent en groupe. Il partage ses courses, ses entraînements, ses joies et ses galères sur les réseaux sociaux. «Ce qui me fait plaisir, c’est d’avoir un genre d’agenda en ligne. Et aussi de conseiller les autres, éviter qu’ils fassent les mêmes erreurs que moi. À 20 ans, on court parfois trop vite, on s’emballe, on fait des trucs un peu bêtes.»

Mais derrière l’envie de partager, il y a surtout une quête personnelle : repousser ses limites, encore et encore.