Les risques d'arnaques caritatives augmentent à l'approche de Noël
À l’approche des fêtes, les élans de solidarité se heurtent à des pratiques frauduleuses. Des personnes se font passer pour des représentants d’associations ou d’ONG afin de récolter de l’argent illégalement. Le BioParc et Handicap International en ont récemment été victimes.
À Chêne-Bougeries, une personne s’est présentée dans un immeuble en affirmant récolter des dons pour le BioParc. Problème: elle n’avait aucun lien avec le parc animalier. Elle a été démasquée par une bénévole, familière de l’équipe.
«On est absolument horrifiés qu’on puisse utiliser, en période de Noël, le fait que le BioParc recherche des dons. On fait certes des collectes de fonds, mais on ne passe jamais par le porte-à-porte» martèle Christina Meissner, présidente du Conseil de fondation du Bioparc.
Handicap International régulièrement visée
Handicap International est confrontée depuis plusieurs années à ce type de fraude. Pour l’année 2025, l’ONG a recensé près de 60 cas à travers toute la Suisse.
«Parfois on les croise en ville, parfois on nous appelle… Et dans la majorité des cas, c’est la police qui nous contacte pour nous demander si nous souhaitons porter plainte, ce que nous faisons à chaque fois. C’est évidemment un phénomène hautement désagréable pour notre organisation, sa réputation et sa crédibilité.» se désole Daniel Suda Lang, Directeur à Handicap International.
Face à la répétition des fraudes, l’organisation a mis en ligne une page dédiée pour informer ses donateurs des collectes officielles en cours.
Quelques conseils pour éviter les pièges
Les escrocs profitent de la générosité ambiante, notamment pendant les fêtes. Pourtant, quelques réflexes permettent d’éviter de tomber dans le piège:
* Méfiez-vous du porte-à-porte, surtout durant les vacances de Noël.
* Vérifiez sur le site officiel de l’organisation si une campagne est bien en cours.
* Si vous avez donné des informations personnelles ou signé un document, contactez immédiatement votre banque. En cas de doute, appelez la police.
Les collecteurs mandatés par les ONG ne travaillent pas pendant les deux semaines de congés de fin d’année. Un bon indice pour éviter de confondre générosité… et naïveté.