Les syndicats appellent à la grève de la rentrée
Les fonctionnaires feront la grève de la rentrée: les syndicats annoncent un débrayage du 10 au 18 août. Le but: boycotter la reprise scolaire, prévue le lundi 17 août.
Les syndicats s’opposent aux coupes budgétaires dans la fonction publique telles que la suppression des annuités, mais pas que: ils dénoncent aussi les propositions du rapport Zuin. Le Conseil d’Etat se base sur ce document pour son plan d’économies, qu’il présentera en septembre.
Le Syndicat interprofessionnel des travailleurs (SIT), le Syndicat des services publics (SSP) et la Société pédagogique genevoise (SPG) appellent les Genevois à se mobiliser aux côtés des fonctionnaires pour contester les coupes faites dans les prestations à la population.
«Notre but est de montrer à la population que ces mesures vont l'impacter directement. En termes d'accès aux soins, de qualité des soins, de qualité de l'école publique, en termes de soutien aux plus précaires de la société, de prestations également pour les retraités avec des coupes prévues dans les prestations complémentaires par exemple» explique Quentin Stauffer, secrétaire syndical du SSP.
«Donc notre but cet été, c'est d'étendre le mouvement, d'aller voir un certain nombre d'organisations, d'associations de défense des retraités, d'associations de défense des patients pour élargir le mouvement et faire reculer le gouvernement» ajoute-t-il.
Des manifestations sont prévues les 17 et 18 août. En juin déjà, la fonction publique avait protesté contre les coupes budgétaires annoncées, notamment le blocage des annuités pour 2026 et le gel de l'indexation. Le personnel s'en prenait également déjà aux pistes d'économies supplémentaires dans le rapport de l'ancien président de la Cour des comptes Stanislas Zuin.
Le Conseil d'Etat a reporté au moment de la présentation du budget 2026 en septembre ses annoncées sur les recommandations retenues. Il a déjà exclu plusieurs mesures et validé la participation de 20% des communes au financement des Transports publics genevois (TPG) qui était déjà prévu dans le plan quadriennal.