Lionel Dugerdil vise la sécurité, pas le territoire
Lionel Dugerdil se verrait bien à la place de Carole-Anne Kast. À 6 jours de l’élection complémentaire, l’UDC ressort son classique de campagne : la sécurité. Il estime que l’État ne protège pas assez les Genevois et réclame davantage de policiers.
Pas le territoire, mais la sécurité. À quelques jours de l’élection complémentaire au Conseil d’État, le candidat UDC Lionel Dugerdil se verrait bien s’asseoir sur le siège de Carole-Anne Kast, à la tête du Département des institutions et du numérique. Il dénonce laxisme et l’insécurité grandissante à Genève.
Selon lui, « la police n’a pas la dotation nécessaire pour répondre aux défis sécuritaires genevois, avec sa situation particulière, cette zone frontière, ces bandes organisées qui viennent non seulement piller et cambrioler, mais maintenant commettre des home jackings ».
«Insecurité totale»
Pour l’UDC, la solution passe par le renforcement des effectifs de police et l’allègement de leurs charges administratives. Ils proposent de transférer le personnel de certains département "surdotés" vers la police cantonale, pour remettre les policiers sur le terrain.
En conférence de presse ce matin, les cadres du parti cantonal ont répété le même message : L’État ne met pas assez l’accent sur la sécurité. Mais rien à voir avec la campagne électorale, disent-ils.« Les chiffres et les faits le prouvent. Ce n’est absolument pas un thème bateau. C’est un oubli de longue date de notre Conseil d’État. »
Et de conclure : « Aujourd’hui, on est à Genève en insécurité totale. La police est en détresse. On a passé plusieurs mandats à faire des audits, meilleurs moyens pour ne pas prendre de décisions. »
La réplique de Carole-Anne Kast
Face à ces critiques, la conseillère d’État en charge du DIN balaie l’attaque et accuse l’UDC d’agiter l’insécurité à chaque campagne. Interrogée sur la redistribution des départements, elle élude : « Mon département est absolument passionnant, je comprends totalement qu’il suscite des convoitises. » Avant d’ajouter : « À titre personnel, je ne peux pas envisager qu’une personne mise en cause par la justice pénale se retrouve à la tête de la police. »
Lionel Dugerdil reste le seul, parmi les dix candidats au siège vacant du Conseil d’État, à convoiter ouvertement un autre département que celui du territoire. Le premier tour de l’élection complémentaire est prévu ce dimanche.