Marie Barbey-Chappuis: «On va continuer à développer la rade comme un lieu de vie»
La conseillère administrative dévoile sa feuille de route. Entre sécurité publique, animation des quais et sport en ville, elle nous présente ses objectifs pour les 4 prochaines années.
Dans sa feuille de route 2025-2030, Marie Barbey-Chappuis mise notamment sur la rade genevoise. Marie Barbey-Chappuis entend capitaliser sur les aménagements récents, de la Canopée aux buvettes estivales, en passant par les bains du Jet d’eau. «Notre objectif, c’est d’avoir des projets à la fois fédérateurs, populaires et de qualité», souligne-t-elle. La Ville veut désormais étendre l’attractivité au-delà de l’été, avec des activités hivernales et un accès facilité à l’eau et aux quais.
La politique sportive constitue l’autre pilier de cette feuille de route. Après le succès de l’Euro féminin de football, Genève accueillera notamment le Tour de France féminin, puis le Sail GP. «Ces événements permettent à la fois de promouvoir le sport et de renforcer l’attractivité économique», relève la magistrate. En parallèle, la Ville poursuit ses investissements dans les infrastructures, avec 150 millions de francs déjà engagés et de nouveaux projets, dont un centre sportif aux Eaux-Vives qui sera inauguré. La maison du Sport, dédiée aux bénévoles, doit voir le jour au Bois des Frères.
«Il ne doit pas y avoir de zones de non-droit à Genève»
Sur le plan sécuritaire, les enjeux sont nombreux. La consommation de crack et les incivilités touchent plusieurs quartiers comme les Pâquis, les Grottes ou la Jonction. «Il ne doit pas y avoir de zones de non-droit à Genève», insiste Marie Barbey-Chappuis, qui mise sur une présence accrue de la police municipale pour rassurer la population. Toutefois, la police municipale n’a pas de compétence pour lutter contre le trafic de drogue.
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La collaboration avec le canton demeure donc essentielle. Sans évoquer de rapprochement structurel entre polices, la conseillère administrative défend le rôle de proximité des agents municipaux. «On n’est pas là pour être amis, mais pour être efficaces. On doit travailler main dans la main pour être efficace sur le terrain», résume-t-elle. Quant à l’organisation du G7, la magistrate attend «un certain nombre de réponses» du canton, mais dit travailler sur la sécurisation de l’espace public et veut garantir les prestations durant l’événement.