Moins de places dans le Léman Express jusqu'à la fin de l'année
Le Léman Express en composition réduite à certaines heures critiques jusqu’à la fin de l’année au moins. Cette situation est dû à un manque de personnel au technicentre d’Annemasse qui assure la maintenance des rames. Un problème récurrent malgré des efforts dans le recrutement et qui arrive au pire moment. La fréquentation est en effet plus importante en fin d’année.
Des trains saturés le matin et le soir à certains horaires critiques, des passagers qui restent à quai, depuis le 31 août dernier, trois rames ont été retirées de la circulation entrainant une réduction des compositions pour certains trains. Une situation qui durera au moins jusqu’à la fin de l’année.
La raison ? Une pénurie de personnel au Technicentre d’Annemasse qui gère la maintenance des rames Régiolis. « Les rames ont un besoin de maintenance préventif au niveau sécuritaire donc ça créé une charge de travail que l'on n'arrive pas à gérer en raison du manque de personnel à l'atelier » explique Nicolas Denizot, sécrétaire général CGT des cheminots d'Annemasse.
Une situation récurrente qui avait déjà conduit les syndicats à débrayer en début d’année malgré des efforts de recrutement et l’octroi d’une prime. Les conditions salariales et la vie chère dans la région frontalière ne sont pas seules en cause. « Les gens retournent dans leur région d'origine, on a aussi des personnes qui vont travailler dans d'autres branches, lassés de la maintenance, et d'autres partent en Suisse. Les horaires décalés, le travail de nuit pour des salaires qui ne sont pas très hauts, cela décourage » complète Nicolas Denizot.
La SNCF prend d’autant plus le problème au sérieux que ce manque d’exploitation lui coûte de l’argent, qu’elle verse à la région Auvergne-Rhône-Alpes sous forme de pénalité selon la convention qui les lie. La situation pourrait se tendre encore d’ici la fin de l’année. Le mois de novembre est traditionnellement le plus chargé. L’an dernier 98 000 passagers quotidiens ont été comptabilisés alors que le réseau était prévu à son origine pour deux fois moins de voyageurs.