Panteleimon Giannakopoulos, un psychiatre à la tête de la Santé
Un psychiatre à la tête de l’Office cantonal de la santé, c’est la double casquette de Panteleimon Giannakopoulos.
Et c’est un atout: «La psychiatrie permet d'avoir une observation assez approfondie par rapport aux avatars humains, qui sont très fréquents dans l'État.» Il assume aussi son regard sur Pierre Maudet: «Le fait qu'il soit magistrat ne change rien. C'est-à-dire l'observation par rapport à un être humain avec ses avantages, ses inconvénients, ses limites.»
Sur le système de santé et l’augmentation des coûts, il se montre lucide: «La densité médicale à Genève est extraordinairement élevée. Dans certains domaines, on est 15 à 20 % plus cher que la moyenne suisse.»
Il admet que l’extension continue des prestations rend toute réforme financière difficile. «On court derrière un train et on ne va pas le rattraper comme cela.» Derrière son magistrat, il soutient la stratégie du réseau de soins. Quant aux bonnes résolutions qu’on s’impose en début d’année, le docteur lâche: «Elles expriment ce qu’on voudrait être; c’est la possibilité d’imaginer un avenir différent.»