Genève

Patinoire du Trèfle-Blanc: le puck désormais dans le camp politique

20.03.2024 18h49 Clément Vuagnat

Trèfle-Blanc synthèse

Le projet lauréat de la patinoire du Trèfle-Blanc a été dévoilé hier. Les Genevois ont découvert l’enceinte qui pourrait accueillir les matchs du Genève-Servette dès 2028. Mais le processus est encore long avant le premier lâcher de puck. Au niveau politique, le match ne fait que débuter. Le Grand Conseil devrait se saisir de la question à l’automne 2025. 

La patinoire du Trèfle-Blanc a enfin un visage et le projet devient d’un coup plus palpable. Mais le chemin vers les premiers coups de patin reste tortueux. A J+1, le principal intéressé, Genève-Servette, futur locataire de l’enceinte, apprécie l’ouvrage. Plutôt logique, le club a été convié à l’élaboration du projet. «Cela nous permet d'avoir des perspectives. 2028 nous parait très loin mais ce n'est que dans trois ou quatre exercices, développe Philippe Baechler, le président du club. 

Les députés à convaincre

Désormais, le puck est dans l’arène politique. Le Conseiller d’État en charge du dossier Thierry Apothéloz a annoncé mardi que le Parlement traiterait l’objet à l’automne 2025. Trop tard pour le député UDC Christo Ivanov. Enthousiasmé par le projet, il voudrait faire accélérer le processus. «Il est impératif de gagner entre six mois et une année afin que le club puisse intégrer la nouvelle patinoire à l'été 2028, estime l'élu du parti agrarien. Le projet date de 2011 et nous avons déjà mis 13 ans pour le concours. On ne peut pas se permettre de rajouter cinq ans pour la réalisation.»

Pour les Verts, qui avaient refusé le crédit d’étude il y a deux ans, ce n’est pas un non catégorique au projet. Mais les députés du parti porteront un regard critique sur l’objet. «Le projet est en haut du classement en termes de bilan écologique avec la construction en bois et les panneaux solaires», explique David Martin, député des Verts. Le chef de groupe ajoute deux points sur lesquels les membres de son parti seront particulièrement vigilants. «Faire en sorte que cet équipement puisse être complètement utilisé et que les surfaces d'activité prévues aux alentours ne deviennent pas un énorme centre commercial», développe-t-il.

Même si une étape importante a été franchie ce mardi, la réalisation de la patinoire du Trèfle-Blanc a encore de nombreux obstacles à surmonter. L’État doit devenir propriétaire d’une parcelle sur le site et la menace d’un référendum plane toujours.