Rodéos urbains: la police genevoise appelle à lever le pied
Face aux récents rodéos routiers aux conséquences tragiques, la police cantonale intensifie sa sensibilisation. Les forces de l’ordre rappellent les conséquences pour un délit de chauffard et annonce un renforcement des enquêtes, notamment sur les réseaux sociaux.
Les rodéos urbains préoccupent la police genevoise. Plusieurs décès ont marqué l'actualité récente, dont celle d'une cycliste de 31 ans percutée par une voiture lancée à 140 km/h sur un tronçon limité à 60 km/h. «Si on va à grande vitesse, on risque sa vie et celle des autres. Donc, on encourage les gens à lever le pied», insiste Guillaume Carnegie, chargé de communication à la police cantonale..
Les chiffres témoignent d'une progression des délits de chauffard ces dernières années. La police genevoise en recensait 112 en 2023, contre 135 en 2024 et 129 en 2025. Les sanctions peuvent être lourdes: «On risque un à quatre ans de prison, un retrait de permis de minimum deux ans et le séquestre du véhicule», rappelle le porte-parole.
Les réseaux sociaux dans le viseur
Selon la police, les auteurs de ces comportements dangereux sont principalement de jeunes hommes, certains allant jusqu'à diffuser leurs exploits sur les réseaux sociaux. Parmi les 27 accidents avec blessés liés à la vitesse recensés l'an dernier, 26 ont été causés par des hommes, dont 17 âgés de moins de 25 ans.
Pour mieux lutter contre ces pratiques, la police a renforcé ses moyens d'investigation. «Depuis le 1er octobre, l'unité routière a créé un groupe d'enquêteurs qui permet également d'enquêter sur les réseaux sociaux», explique Guillaume Carnegie. Ces vidéos peuvent notamment permettre d'identifier les conducteurs impliqués.
La police rappelle enfin que les accidents peuvent résulter de plusieurs facteurs, notamment la vitesse, l'alcool ou les stupéfiants. Son message reste le même: éviter les comportements à risque pour préserver sa vie et celle des autres.