Genève

Samedi du Partage: la solidarité pour contrer la précarité

06.05.2026 19h41 Rédaction

Maud Bonnet

Ce week-end marque le retour du Samedi du Partage. Vendredi et samedi, plus de 90 enseignes à Genève se prêtent à l'action de la Fondation Partage. Sa directrice Maud Bonnet souligne l’importance de cette collecte alimentaire dans un contexte de hausse de la précarité.

Le Samedi du Partage fait son retour vendredi et samedi en Suisse romande. Au bout du lac, plus de 1'200 bénévoles sont attendus pour récolter des denrées alimentaires et des produits d’hygiène destinés aux personnes en situation de précarité.

Pour la Fondation Partage, cette opération reste essentielle. «C’est un élément d’approvisionnement en denrées qui est très important [...] notre activité quotidienne se base principalement sur la récupération d’invendus frais. L’apport en produits secs est donc très important», explique Maud Bonnet.

Contrer la précarité grandissante 

L’événement existe depuis 33 ans à Genève. Une longévité qui permet aujourd’hui de compter sur une base fidèle de bénévoles. «On a une communauté de bénévoles très engagée derrière nous», souligne Maud Bonnet. «Des bénévoles reviennent régulièrement, seuls, entre amis, avec des collègues ou des groupes associatifs.». Toujours en quête de nouveaux bénévoles, les inscriptions restent ouvertes via le site internet du Samedi du Partage.

La précarité progresse à Genève. La Fondation Partage évoque une hausse de 10% du nombre de bénéficiaires entre 2024 et 2025. «Aujourd’hui, ça touche tout type de population», observe Maud Bonnet en allant des familles monoparentales, des jeunes en formation aux personnes âgées.

La directrice évoque aussi le phénomène du «halo de pauvreté»: «Ce sont des personnes qui ne sont pas forcément en dessous le seuil de pauvreté, mais qui sont à la limite et qui, à chaque accident de la vie, peuvent tomber dans la précarité et avoir recours à l'aide alimentaire».

Une solidarité précieuse

Face à cette augmentation des besoins, la Fondation dit devoir s’adapter en permanence. L’an dernier, le Samedi du Partage avait permis de récolter 329 tonnes de produits. Une quantité importante, mais qui reste limitée face aux besoins annuels de la Fondation qui rondent 3'700 tonnes. Une goutte d'eau, mais des plus importantes.

Au-delà des denrées récoltées, la directrice insiste aussi sur la portée symbolique de l’événement. «Le Samedi du Partage permet surtout de visibiliser la problématique de la précarité alimentaire à Genève pour qu’on ne l’oublie pas».