Genève

Swissport vise le tout électrique pour ses engins d'assistance au sol

30.01.2026 16h44 Gilles MIELOT

redac

Swissport, l’opérateur pour l’assistance au sol à l’aéroport de Genève vise le tout électrique d’ici 2050. Une ambition mondiale pour le groupe, mais à Genève, le processus est en avance. 80% des engins seront électriques d’ici la fin de l’année. 

L’électrification est en marche à l’aéroport de Genève. Swissport, l’un des leaders mondiaux de l’assistance au sol est ambitieux. L’opérateur vise la neutralité carbone d’ici 2050 à l’échelle du groupe. A Genève, 63% des 200 véhicules sont déjà électriques. Swissport a investi 3 millions de francs ces trois dernières années. «En 2026, nous aurons 85% de nouveaux équipements qui seront électriques» précise la directrice de Swissport Genève, Jennifer Mazet.

Une première en Suisse

Les opérations au sol pour ce vol en provenance de Bruxelles hier a été réalisé avec 100% d’engins électriques, une première en Suisse. Tracteurs pour livrer et décharger les bagages, passerelles pour les passagers, génératrices pour alimenter les avions entre deux vols, et surtout cet engin qui pousse les avions pour leur permettre d’atteindre la piste. Moins massif que son équivalent thermique. «Grâce à l'électrification, nous avons des volumes moindres, mais une puissance équivalente, nous avons des batteries conséquentes parce qu'il faut tenir sur plusieurs heures d'affilée dans la journée, que l'on va recharger la nuit» indique Simon Faraco, responsable de la flotte Swissport à Genève.

Un investissement rentable

L’investissement dans le tout électrique est conséquent, mais permet des économies à moyen terme et reste aussi efficient. Pour Rachid Jouajoua, directeur des opérations Swissport à Genève, «on n'a pas de baisse de performance par rapport au thermique, il y a moins de bruit, donc de meilleures conditions de travail pour le personnel, et aucun impact pour les passagers».

Genève aéroport suis la même tendance. 44% des véhicules sont électriques, objectif, 90% de la flotte en 2030. 14 bus électriques sont déjà opérationnels, ils permettent d’économiser 50 tonnes de CO2 chaque année selon la plateforme aéroportuaire.

Prochain défi, les avions électriques, pour l’instant cantonnés aux courtes distances et avec peu de passagers. Les premiers vols commerciaux pourraient déjà avoir lieu dans deux ans.