Genève

Une manifestation pour la Palestine inquiète des militants iraniens

13.04.2023 17h23 Delphine Palma

palestine

C’est une manifestation qui suscite des réactions inquiètes. Vendredi soir sur la place des Nations, la journée mondiale d'Al-Qods en soutien à la Palestine, ne plait pas aux militants iraniens des droits de l'homme. Ils demandent son interdiction. 

La journée mondiale d’Al -Qods (Jérusalem en arabe) est célébrée chaque année dans le monde musulman en soutien au peuple palestinien. Vendredi soir, elle le sera aussi à Genève sur la place des Nations, comme c’est le cas depuis plusieurs années.

La république islamique d'Iran en embuscade

Mais cette perspective dérange des militants iraniens genevois. La raison: l’instigateur de cette journée n’est autre que l’Ayatollah Khomeini en 1979. Avec les manifestations en Iran des derniers mois, le régime est particulièrement mal placé pour défendre les droits de l’homme, soulignent ces opposants au régime de Téhéran.

A Genève, ils demandent l’interdiction pure et simple de la manifestation sur la place des Nations de vendredi soir. Selon Jamshid Pouranpir, une fondation genevoise proche du régime en serait l’une des organisatrices. « Leur participation demain sous la chaise de la place des Nations, lieu symbolique des militants des droits humains, est une gifle à la Genève internationale. »

« Notre intervention n’est absolument pas dirigée contre le peuple palestinien, mais contre le régime iranien qui veut récupérer la cause palestinienne. » 

D’autres associations organisatrices, comme le Centre Genevois pour les Droits de l’homme et la Démocratie (Geneva Center for Democracy and Human Rights), représenté par le militant tunisien Anouar Gharbi, expliquent n’avoir rien à voir avec l’Iran. Pour M. Gharbi, il s'agit de défendre le peuple palestinien de plus en plus bafoué dans ses droits.

Des villes comme Berlin ont interdit cette journée de manifestation en raison de potentielles violences anti-sémites. Contactée, la porte-parole de la police genevoise ne souhaite pas s’exprimer sur les risques de potentiels débordements.