Une motion pour plus de crèches privées et associatives
La bataille des crèches est relancée en ville de Genève. Les Vert’libéraux et Le Centre ont lancé une motion pour favoriser les structures privées et associatives. Une démarche qui va à l’encontre de la politique de la ville en la matière. La gauche a voté contre, mais la motion a été envoyée de justesse en commission.
Un manque de places récurrents dans les crèches. La ville de Genève plaide pour une municipalisation des nouvelles structures avec un objectif d’une centaine de places en plus chaque année. Le Centre et les Vert’libéraux ont déposé une motion pour s’appuyer davantage sur les structures privées et associatives.
Pour le conseiller municipal, Aurélien Barakat, « le partenariat public-privé est plus flexible, parfois plus économe jusqu'à plusieurs milliers de francs par rapport à des places publiques, il ne faut pas faire que du municipal, il faut diversifier l'offre ».
Une motion soutenue par la droite, et refusée par la gauche. Seul point de convergence, la possibilité de subventionner l’accueil familial de jour. Si tous s’accordent sur le besoin d‘augmenter les capacités d’accueil, les divergences portent sur les modalités structurelles. « La ville de Genève a un modèle hybride qui fonctionne aujourd'hui, le subventionné arrive à sa limite, cette proposition de motion généreuse mais qui est un grand fourre-tout ne vient pas résoudre le problème » plaide la conseillère municipale socialiste, Amanda Ojalvo.
Les crèches privées et associatives permettraient, selon les auteurs de la motion, de créer des places plus rapidement et à moindre coût. « C'est surtout l'optimisation des processus qui fait faire des économies, à condition salariale égale, et au même encadrement » complète Aurélien Barakat.
Des arguments financiers rejetés par la gauche. « A l'époque, on avait quantifié qu'une municipalisation en bloc coûtait deux millions, c'est rien dans le budget de la ville » ajoute Amanda Ojalvo
Aujourd’hui la ville de Genève subventionne à hauteur de 80% les 78 institutions de la petite enfance pour un montant annuel de 120 millions de francs. La Ville de Genève chiffre à environ 1,1 million de francs par an le surcoût pour 200 postes supplémentaires prévus à l’horizon 2030. Elle défend les bénéfices attendus en matière de recrutement, de gestion et de qualité de l’accueil.
La motion va désormais être discutée en commission et passera sans doute par un vote au municipal en plénière d’ici l’été prochain.