Genève

Une rentrée sous le signe de la grève pour la fonction publique

17.08.2026 19h28 Rédaction

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La fonction publique genevoise a entamé lundi des journées de grève contre les mesures d’économies envisagées par le Conseil d’État. La mobilisation reste limitée dans l’enseignement pour cette première journée, mais les syndicats assurent que le mouvement ne faiblit pas.

La fonction publique genevoise reprend le chemin de la contestation. Ce lundi, jour de rentrée scolaire, les employés de l’État étaient appelés à une première journée de grève pour dénoncer les mesures d'économies envisagées par le Conseil d’État. Celui-ci doit présenter le 17 septembre un budget comprenant un plan d’économies de 500 millions de francs.

Du côté des enseignants, la mobilisation est pour l’heure nettement moins importante que lors des précédents mouvements en juin . Selon les chiffres du Département de l’instruction publique communiqués à 16h, 138 personnes étaient en grève, soit environ 1,2% du personnel. Au total, 66 cours ont été annulés dans le secondaire et 153 élèves étaient absents. En juin, 1’138 personnes avaient participé à la grève, contre 1’900 le 23 avril.

Pour Terence Wenger, président du Cartel intersyndical, pas question toutefois de parler d’essoufflement. «Pour moi, le mouvement n’est pas en train de s’essouffler. Pour l’instant, on est plutôt sur un renouveau» après l’été, affirme-t-il. Selon lui, de nombreux enseignants ont privilégié l’accueil de leurs élèves pour cette rentrée. «Je pense que le mouvement va grandir, en tout cas pour demain.»

«On rejette tout en bloc» – Terence Wenger, Président Cartel Intersyndical

Au cœur de la contestation figurent encore une soixantaine de mesures d’économies évoquées par le Conseil d’État. «On redoute l’entièreté de ces mesures. Nous, on rejette tout en bloc», martèle Terence Wenger. Le Cartel intersyndical réclame notamment l’indexation des salaires et le maintien des annuités.

Les syndicats rappellent qu’ils ne luttent pas que pour leurs salaires. Ils redoutent aussi les conséquences des économies envisagées par l’État sur les prestations publiques. Parmi les mesures citées figurent une augmentation du temps d’enseignement pour certaines disciplines, une hausse des taxes universitaires ou encore une diminution de prestations de l’Hospice général.

Une deuxième journée de grève mardi

Cette mobilisation vise aussi à maintenir la pression avant les arbitrages budgétaires de septembre. «Le but, c’est de rappeler qu’on est toujours là, qu’on est toujours mobilisés contre toutes ces mesures», explique Terence Wenger. «On veut relancer un mouvement et répondre présent pour montrer au Conseil d’État qu’on ne va pas se laisser marcher dessus.»

Les syndicats craignent également que certaines mesures abandonnées par le Conseil d’État puissent revenir devant le Parlement. «On a vraiment peur que le Grand Conseil se saisisse de toutes ces mesures et que, les unes après les autres, même celles rejetées par le Conseil d’État, reviennent sur le tapis.»

Une deuxième journée de grève est prévue mardi. Une assemblée générale doit se tenir à 16h pour décider de la suite du mouvement. De nouvelles actions ne sont pas exclues avant la présentation du budget le 17 septembre. «Des grèves pourraient arriver d’ici là», prévient Terence Wenger.