Genève

Un plongeur genevois tombe nez à nez avec un silure aux Bains des Pâquis

04.06.2026 16h52 Denis PALMA

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La vidéo d’un Genevois croisant un silure de 1,70 mètre sous le plongeoir des Bains des Pâquis a fait le tour des réseaux sociaux. Une rencontre spectaculaire qui rappelle la présence grandissante de ce poisson dans le Léman et le Rhône.

Jean-David Duval ne s’attendait pas à faire autant parler de lui. Habitué des Bains des Pâquis et professionnel du plongeon à 27 mètres, le Genevois de 29 ans a publié une vidéo spectaculaire de sa rencontre avec un silure. Les images, filmées avec une caméra embarquée, ont rapidement fait le buzz sur les réseaux sociaux.

Le jeune homme avait pourtant préparé son coup. Depuis plusieurs jours, il avait repéré la présence du poisson sous le plongeoir de cinq mètres.

«Cela faisait déjà plusieurs jours que j'avais remarqué qu'il y avait un silure qui rôdait sous le plongeoir. J'étais arrivé très proche de lui et je m'étais dit que cela pouvait faire une super vidéo», raconte-t-il.

Un silure de 1,70 mètre surgit sous l’eau

Après un salto et demi depuis le plongeoir, Jean-David Duval se retrouve face à face avec un silure d’environ 1,70 mètre.

«Quand je suis arrivé dans l'eau, j'ai vu le silure se tourner et venir vers moi. J'ai senti qu'il était territorial et pas super heureux que je sois aussi proche. J'ai eu un petit peu peur. J'ai pris mes distances et je suis sorti de l'eau», explique-t-il.

Un poisson généralement inoffensif, mais parfois territorial

Une réaction prudente saluée par Christophe Ebener, pêcheur et fin connaisseur de cette espèce. Pour lui, les silures ne représentent généralement aucun danger pour l’être humain. Toutefois, la période de reproduction peut modifier leur comportement.

«C'est un poisson inoffensif, la plupart du temps totalement indifférent aux activités humaines. Mais en pleine reproduction, les mâles peuvent devenir protecteurs de leurs œufs et attaquer les gêneurs qui s'approchent trop près», explique-t-il.

Contrairement à certaines idées reçues, le silure n’est pas un prédateur menaçant pour les baigneurs. En cas de morsure, ses milliers de petites dents peuvent toutefois provoquer des blessures nécessitant un suivi médical en raison des risques d’infection.

Une espèce de plus en plus présente à Genève

Selon Christophe Ebener, les silures pullulent dans les eaux genevoises. «Il y en a vraiment de plus en plus. Du côté du pont Sous-Terre, sur la rive gauche, des dizaines de silures sont actuellement en période de reproduction. Ils vont forcément croiser des baigneurs qui ne vont pas tarder à se jeter dans le Rhône», prévient-il.

Apparu dans la région genevoise dans les années 1990, le silure a aujourd’hui colonisé aussi bien le Léman que le Rhône. Une présence désormais bien installée qui promet encore quelques rencontres inattendues cet été.