Genève

À Onex, la centriste Anne Kleiner soupçonnée de faire campagne avec les deniers publics

29.01.2025 18h00 Rédaction

Anne Kleiner Anne Kleiner

Des flyers électoraux ont été insérés dans certaines cartes de vœux envoyées par la magistrate onésienne, le tout financé par la commune. L’élu socialiste Thomas Bertossa dépose une plainte auprès de la surveillance des communes pour usage des deniers publics à des fins personnelles. 

La conseillère administrative centriste d’Onex Anne Kleiner dans la tourmente à deux mois des élections. Selon les témoignages de plusieurs habitants, l’élue a glissé des flyers électoraux à l’intérieur de certaines cartes de vœux que les magistrats adressent habituellement en fin d’année.

Si souhaiter la bonne année à la population n’est en soit pas problématique, glisser des flyers électoraux en marge d’une communication officielle est «hautement illégal», selon Thomas Bertossa, conseiller municipal socialiste à Onex. Celui qui a révélé publiquement l'affaire en séance du Conseil municipal annonce à Léman Bleu le dépôt d’une plainte auprès de la surveillance des communes pour utilisation abusive des ressources publiques. 

«Quelques personnes que je connais personnellement»

Interpelée durant la séance du Conseil municipal de mardi 28 janvier, la principale intéressée reste évasive: «Concernant les cartes de vœux et les propos que j’ai tenus personnellement à quelques personnes que je connais personnellement, je n’ai rien à ajouter.»

Sollicitée par Léman Bleu, la magistrate centriste n'a pas souhaité s'exprimer, indiquant qu'il y a des sujets plus importants à traiter. 

Maryam Yunus Ebener lâche sa collègue

De son côté, la magistrate verte de l’exécutif Maryam Yunus Ebener lâche publiquement sa collègue: «J’ai marqué mon opposition sur cette manière d’utiliser les deniers de la commune». L’élue confirme que le Conseil administratif a eu vent de certaines cartes de vœux, dans lesquelles étaient insérés des appels à soutenir la candidature d’Anne Kleiner. La Verte indique au passage que le Conseil administratif «n’était pas au courant de cette démarche», découverte le 7 janvier: «Nous ne l’avons absolument pas autorisé, on ne savait pas que Madame Kleiner avait procédé de cette manière.»