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Genève fait la guerre aux déchets urbains

15.09.2021 18h04 Rédaction

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Dans les pages du GHI, un appel aux lecteurs jusqu’au 21 septembre. Celui de photographier les déchets sauvages dans les rues genevoises. L’initiative citoyenne, réitérée ici pour la deuxième fois par le journal, a connu un écho important. Suite à cette publication, des dizaines d’emails ont été reçus par Giancarlo Marini. Photos à l’appui, les Genevoises et genevois montrent l’ampleur de la saleté laissée au grand air.

Lutter contre ce comportement, c’est le rôle de Fred et de Pierre. Tous deux font partie des onze contrôleurs des incivilités de la voirie qui arpentent les rues au quotidien. Ce matin ils sont d’abord en civil, appuyé par la police municipale, pour une mission anti littering : soit jeter ses déchets urbains sur la voie publique. 

Pris en flagrant délit

C’est ce que vient de faire ce chauffeur livreur, en jetant son mégot dans un caniveau, depuis le trottoir. Un mégot qui finira dans le lac.L'homme est contrôlé et des agents de police municipale viennent relever son identité. Il recevra prochainement une amende "De combien?" demande-t-il. <les agents n'ont pas cette information, mais ce sera à priori une centaine de francs si c’est une première pour Monsieur. Les montant peuvent cependant vite grimper. 

Outre les Mégots, cannettes, chewing gums et plus récemment Masques sont en tête de liste. Et ils se sont démultiplié dans l’espace public, depuis le début de la pandémie. Plus loin, Pierre a repéré un homme, cigarette presque terminée à la main. Il l’observera pendant quelques minutes… mais le fumeur fini par l’écraser dans un cendrier. 

Littering et débarras

Un peu plus tard, Pierre et Fred reçoivent un appel concernant un débarras sauvage dans le quartier de cornavin. Le temps d’enfiler un uniforme, ils se rendent sur place pour constater. Une cuisiniere, une mezzanine, une table de soin et un tabouret sont entreposés sur le trottoir depuis deux jours. 

Il se trouve que deux de ces objets  appartiennent au salon de beauté adjacent. La responsable n’était pas au courant des règles en vigueur. "En tant que commerce, vous devez faire appel à une entreprise privée pour débarasser les encombrants", explique le contrôleur au téléphone.

Le commerce écopera d’une amende et doit reprendre sur le champs les encombrants. Pour le reste, encore non-identifié, les contrôleurs devront pousser l’enquête de voisinage et s’aider des caméra du hall de l’immeuble.

La sensibilisation reste de mise 

Mais la répression n’est pas le cœur de métier de cette équipe. Ils sensibilisent aussi régulièrement les commerçants et veille au bon respect des règles, tel que l’interdiction du plastique à usage unique, notamment des pailles, dans les restaurants. Et jusqu’ici tout le monde joue le jeu. 

Pourtant pour les déchets ce sont plus de 450 amendes en 4 semaines qui ont été dressées dernièrement. Plus de 2000 sensibilisation depuis Janvier et des actions sur la base de 580 dénonciations. 

Comme le GHI, la Voirie compte sur les Genevoises et les Genevois pour nettoyer la Ville. Même s’ils seraient quand même plus heureux de voir le nombre de déchets diminuer, tout simplement. 

 

Julie Zaugg