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La droite décomposée : l’analyse de Laetitia Guinand

09.03.2021 20h43 Rédaction

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Notre journaliste revient sur l’amorce de l’entre-deux tours, marquée par un profond déchirement de la droite à Genève.

Si la droite a remporté le plus de suffrages au premier tour de l’élection au Conseil d’État -chose que n’ont pas manqué de faire remarquer Yves Nidegger et Cyril Aellen, l’aile se fractionne. D’un côté, le PLR est en pleine « déliquescence » selon Laetitia Guinand. « Depuis dimanche, on a un parti qui n’a plus de candidat, plus de chef, une direction n’a plus de légitimité, pas de programme et pas d’ordre de vote », appuie-t-elle. En parallèle, Pierre Maudet se prend pour Emmanuel Macron en 2017, avec son indépendance. Laëtitia Guinand va même plus loin : pour elle, il est désormais l’homme fort de la droite autour de qui se recomposera le PLR.

Maudet a quand même besoin d’une structure

N’est pas « Manu » qui veut. Pierre Maudet aura besoin d’une structure et, le PLR, d’un chef. Alors, tout ne se fera pas en un jour, mais la direction du PLR pourrait être le point de départ de ce nouveau PLR, avec l’arrivée de soutien de Maudet au pouvoir. Affaire à suivre de près.

Ce qui s’est passé ces derniers jours marquent surtout la mort de l’Entente. Delphine Bachmann (PDC) se présente, mais n’est pas soutenue par le PLR. Le parti centriste profite, lui, de la situation pour tester sa nouvelle marque. « Un crash-test en quelque sorte. » Une manière surtout de tester la puissance de son électorat et voir si son rêve de grande alliance avec le centre est envisageable ou non. Pour Laetitia Guinand, « Le PDC a joué le jeu, rien à se reprocher. »