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28 septembre 2021 - 19h31

Le tueur des Grottes revient devant la justice

Ce mardi 28 septembre s’est tenu le procès en appel d’un homme ayant tué par balle une jeune femme dans le quartier des Grottes en 2017. À l’origine de ce geste fatal, 20 chf prétendument volés et une altercation.

L’homme a reconnu les faits et avait été condamné à 10 ans de prison au mois de février dernier. Il est à nouveau devant la justice aujourd’hui. S’il est là ce n’est pas parce qu’il a fait appel de sa peine qu’il estimerait trop sévère. C’est la partie plaignante, la famille de la victime donc, qui a fait appel et souhaite que la sentence infligée en première instance soit revue. Plus précisément, que les faits soient re qualifiés de meurtre en assassinat.

Le verdict de première instance n’est en effet pas compréhensible pour la famille de la victime. Une jeune femme de 36 ans, tuée le soir de son anniversaire qu’elle fêtait dans un bar du quartier des Grottes.

Elle aurait eu 40 ans dans deux mois. Sa famille proche est présente à nouveau sur le banc des parties plaignantes.

 

L’émotion était palpable

La mère de la victime s’est adressée au meurtrier de sa fille. Elle a parlé de l’incompréhension. De l’irrationalité dans ce geste. De la douleur. De l’insoutenable absence de réponse à la question « pourquoi ? ».

Car l’homme sur le banc des accusés n’a toujours pas cette réponse aujourd’hui. « Une succession d’événements, avec une fin tragique » dit-il. Il a explosé car durant l’altercation, elle lui aurait mal parlé et il s’est senti atteint dans son honneur.

Un argument qui siffle dans les oreilles des avocats de la famille, Me Hayat et Me Palumbo. Ils ont souligné la grande froideur du meurtrier. Relèvent à nouveau le motif futile et l’acte odieux qui en a découlé ainsi que la vraisemblable préméditation puisqu’il serait retourné chez lui pour prendre l’arme du crime.

Tous ces aspects sont des critères pour requalifier le meurtre en assassinat. Le Ministère public va par ailleurs dans ce sens.

Mais du côté de La Défense, le doute persiste sur cette préméditation. L’ avocat de l’accusé, Me Canonica, a mis en avant ses troubles psys et sa capacité de discernement altérée par l’alcool et les joints ce soir-là. «Un meurtrier oui, un assassin non.»

Il le décrit comme «maladroit mais qui aimerait bien faire, pour se repentir ». Fils d’un célèbre peintre, l’accusé a par ailleurs demandé à sa mère de mettre de l’argent de côté et vendre les tableaux pour indemniser la famille de la victime.

Les plaidoiries prennent fin ce soir. Le verdict devrait être connu dans la semaine.

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