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16 septembre 2020 - 19h00

Un havre de paix aux Eaux-Vives voué à la destruction

Ancien domaine patrimonial genevois, un havre de paix aux Eaux-Vives devrait changer diamétralement de visage ces prochaines années. Une trentaine de maisons autour de la promenade Charles-Martin sont vouées à la destruction. Mais des propriétaires se battent pour préserver ce patrimoine bâti et naturel.

Entre la route de Malagnou et la route de Chêne, un écrin de verdure et de maisons particulières prospère. Mais plus pour longtemps. Trois projets localisés de quartier (PLQ) y prévoient la construction de 21 immeubles de chaque côté de la promenade Charles-Martin.

Pour réaliser le PLQ de la petite Boissière, cette maison de 1940 doit être rasée. La famille Amon y réside depuis 1976. Patrick n’a aucune intention de la vendre ni de quitter les lieux. Il a même entrepris des travaux de restauration.

Cette propriétaire elle avait proposé avec une association d’habitants un contre-projet, mais n’a reçu aucune réponse de la Ville de Genève. 

Le PLQ préserve les arbres de la promenade Charles-Martin. Selon l'architecte de la Ville, on va replanter autant d'arbres qu'il n'en sera enlevé. Les maisons à grande valeur patrimoniale seront aussi préservées.

De l’autre côté de la promenade Charles-Martin, on a déjà détruit deux villas. Les deux PLQ de l’avenue de l’Amandolier, validés en 2007, sont déjà passés en force. Toutes les autorisations de construire n'ont pas encore été délivrées.

Certains propriétaires espèrent encore pouvoir préserver ce havre de paix en pleine ville. Si le PLQ qui le concerne n’a pas encore été validé, Patrick Amon se battra jusqu’au bout, au moins pour faire classer sa maison.

Priscilia Chacón

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