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Un virus qui prolifère, mais un personnel soignant qui tient le coup

23.03.2020 20h37 Rédaction

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Les chiffres ne cessent d’enfler. On parle aujourd’hui de 1231 personnes touchées par le coronavirus à Genève, 14 décès et 214 patients hospitalisés. Parmi eux, 43 sont aux soins intensifs. «C’est beaucoup» indique Jérôme Pugin, médecin-chef du service «presque 50% au-delà de la capacité habituelle des soins intensifs.»  Des patients qui se ressemblent dans leurs symptômes: «Ils entrent à l’hôpital avec des pneumonies et le virus fait que cette pneumonie s’aggrave.»  Si certains se sentent à l’abri, Jérôme Pugin tient à rappeler que personne n’est épargné: «La moyenne d’âge n’est pas très élevée aux soins intensifs. Le plus jeune a 27 ans.»

Un quotidien à deux mille à l’heure pour le personnel soignant : «On commence très tôt le matin et on finit très tard le soir.» Des journées longues, éprouvantes, mais «personne ne craque.» Jérôme Pugin explique que dans de telles situations, la communication est essentielle. Une aide psychologique est également offerte à ceux qui en ont besoin. Des moments difficiles, qui sont quand même récompensés parfois par de bonnes nouvelles: «Le fait d’extuber un patient, après dix jours de bataille, c’est quelque chose de fantastique.» 

Elio Sottas