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20 avril 2021 - 19h38

Une opération de piratage rudimentaire, au rabais, selon lui

julie julie

Cette deuxième journée du procès de Dominique Giroud était divisée en trois parties, trois actes si l’on veut. À commencer par la suite et fin de l’audition des prévenus, suivi de l’audition de la partie plaignante et plus spécialement du journaliste Yves Steiner. Puis l’audition d’un témoin, spécialiste en informatique. 

Dans la première partie, avec les prévenus ce que l’on retient c’est le flou. Dans la plupart des témoignages les lignes sont peu claires. Il faut dire que plus de six ans après les faits, les mémoires font parfois défaut. 

Ce que l’on retient aussi ce sont les propos de l’informaticien accusé dans cette affaire. Il est le seul à parler en donnant des détails précis; il va jusqu’à challenger les dires de ses coprévenus. En tout cas il le martèle, il n’a pas envoyé ces e-mails douteux ni passé d’appel anonyme depuis une cabine téléphonique. Il pensait que le projet de piratage avait été abandonné par Giroud. Il est persuadé d’être le bouc émissaire de cette affaire, sous prétexte qu’il a des compétences en hacking. 

Un malware grossier

Sur le malware contenu dans l’e-mail, il va jusqu’à le juger comme peu élégant et grossier. « Ils ont dû prendre un hacker au rabais ». disait-il ce matin. Cet informaticien est aussi persuadé d’une chose c’est de l’implication de l’ancien journaliste Yves Steiner dans cette affaire. Il le qualifie « d’élément provocateur, au courant de l’attaque et se réjouissant d’en voir le résultat pour coincer Giroud ».

Yves Steiner quant à lui réfute ces propos. « Cela fait six ans qu’on raconte que j’ai une dent contre Giroud, un contentieux personnel. Ça n’était pas le cas. Mais aujourd’hui, vu tout ce que je subis, j’aurais des raisons d’en avoir. » Il a dû s’expliquer sur le traitement de l’e-mail douteux. Il dit s’être fait conseiller à l’époque par un spécialiste en cyber sécurité. Spécialiste qui n’était autre que le témoin entendu ce soir. Il était aussi un ancien professeur de l’informaticien prévenu dans cette affaire. Il a confirmé l’aspect grossier du malware et confirmé aussi que sa fabrication pouvait être aisée pour les personnes aguerries. 

Ce mercredi, deux témoins de moralité seront entendus. Le procureur fera son réquisitoire puis nous entendrons les plaidoiries des avocats. De deux heures pour la partie plaignante et six heures pour la défense.

Julie Zaugg

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