Mendicité: la proposition du Centre toujours en commission
On reparle de mendicité à Genève. Avant la session du Grand Conseil la semaine prochaine, Le Centre rappelle avoir déposé un projet de loi sur le sujet en novembre dernier. Le président du parti est notre invité.
Après le MCG, c’est au tour du Centre de revenir sur un projet de loi lié à la mendicité déposé l’an passé. «Notre texte apporte des modifications qui vont dans le sens des considérants du Tribunal fédéral quand il a cassé l’ancien texte, explique Jean-Marc Guinchard. On définit également de façon plus précise les périmètres où la mendicité doit être interdite, comme les lieux touristiques, devant les commerces, les banques, établissements scolaires, etc.»
La sanction pénale est supprimée. En revanche, les réseaux doivent être punis plus sévèrement selon Jean-Marc Guinchard. Pour lui, ce texte n’est pas une interdiction générale déguisée: «On laisse la mendicité passive, à très peu d’endroits.» Un deuxième texte, déposé au mois de mars, lutte lui contre les débarras «pour appuyer notre conseillère administrative en Ville, Marie Barbey Chappuis».
Une motion PLR «qui ne répond pas aux critiques du Tribunal fédéral»
Le président du Centre appelle ses collègues en commission à traiter son projet de loi et celui du MCG au plus vite: «Ce n’est pas correct, alors que c’est un phénomène qui prend beaucoup plus d’ampleur en été.»
Pourtant la matière est sur la table et devrait encore suivre. Cette semaine, le PLR Vincent Subilia présentait sur ce même plateau une motion prochainement déposée. Pour rappel, elle cible surtout l’occupation de l’espace public. Si Le Centre n’a pas encore pris de décision, Jean-Marc Guinchard est sceptique: «Sa motion ne répond pas du tout aux critiques du Tribunal fédéral […] et considère un mendiant comme une association qui devrait demander une autorisation. Ce n’est pas ça le but, si je descends une chaise pour lire un bouquin devant mon immeuble, je ne vais pas demander une autorisation.»